Tashi Thang

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Nos trois guides

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Descendre les troncs d'arbres dans le lit de la rivière

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Yak avec de longs poils

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La clairière de Tashi Thang

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Nous sommes déjà le soir. Je suis assis sous la tente avec des menaces d’orage dans la vallée. A plusieurs reprises, le tonnerre a déjà éclaté, mais la pluie n’est pas encore tombée.

Aujourd’hui, l’équipe a été recomposée. Notre guide local Nyima avait des problèmes de santé. Malgré quelques médicaments administrés par Carine, il continuait à avoir des maux de tête et ne se sentait plus prêt à assurer la suite du trek.

C’est Sonam, le mari de Yang Tso, qui a pris la relève avec deux autres conducteurs de chevaux. Sherab et Jordo. Il y a maintenant 5 chevaux dans le groupe avec 3 tentes-clients à deux places, une tente pour le guide et la tente du mess qui est destinée à servir au diner et après à abriter le reste de l’équipage pour la nuit.

La marche a suivi une rivière. A un moment donné, nous avons assisté aux manœuvres d’une dizaine d’hommes qui poussaient des troncs d’arbre dans l’eau pour leur faire descendre le lit de la rivière. Le courant est très puissant, mais le lit est entravé par de grands rochers qui incitent les troncs à se mettre de travers. Ces hommes se mettent dans l’eau, parfois sautent de rocher en rocher pour essayer de libérer les troncs et de les relancer dans le courant.

Pour arriver à ce point, les engins motorisés ne peuvent plus passer, le sentier ayant été emporté sur une portion. Les motos sont garées avant la partie endommagée.

Nous avons découvert notre lieu de campement dans une grande clairière à coté de la rivière et entre deux flancs de montagne.

Après le thé, nous nous sommes remis à marcher vers le fond de la vallée jusqu’à un petit lac. Cette promenade était au programme de demain. Cet arrangement permettra peut-être de prendre un jour d’avance tout de suite pour repositionner un jour de repos plus tard.

La pluie crépite maintenant sur la tente, le diner va être prêt dans quelques instants.

Sur l’altimètre, environ 4000 m. Demain, un col de 4700 m à franchir !

Le genou gauche me fait toujours souffrir, tandis que le tendon d’achille droit n’est pas encore très problématique. Arriverai-je à terminer ce trek ?

Diner sous la tente du mess. Notre jeune cuisinière se débrouille très bien avec un confort des plus sommaires. Au menu, riz et différents légumes.

Nous avons terminé la soirée dans la cabane en bois dans laquelle loge cette nuit le gros de la troupe des accompagnants.

Il y a eu des discussions, puis j’ai proposé de chanter un Avé Maria improvisé en hommage de chacune des dames présentes. Puis j’ai chanté Chevalier de la table ronde, goutons voir si la tsampa est bonne. Et Nyima oui oui oui et Nyima non non non et Nyima trouve la tsampa bonne…

Nous avons ensuite fait un jeu avec une personne qui ferme les yeux et qui tambourine sur une casserole pendant que les autres se passent un objet de main en main. Quand le tambourinage s’arrête, la personne qui a l’objet en main doit chanter une chanson.

Du coup, j’ai pu enregistrer plusieurs chansons tibétaines.

Gérard s’est aussi lancé dans un poème.

Nous avons fait le jeu du téléphone. J’étais à une extrémité et je soufflais à l’oreille de ma voisine un mot qu’elle répétait à la suivante. Facile, sauf que l’on passait aussi de personne française à personne tibétaine. Et on écoutait ce que cela devenait à la sortie. Et inversement, un mot était lancé par Pema en tibétain et faisait le tour de la pièce jusqu’à moi.

Nous avons encore parlé avec Sonam, le mari de Yang Tso qui est charpentier. Il nous a montré la photo d’un grand meuble qu’il était en train de réaliser. Il nous a dit qu’il effectuait des chantiers de maison qui pouvaient durer 3 mois et qu’il pouvait embaucher 5 à 10 personnes par chantier.

La pluie s’est arrêtée. Il doit être 22h. C’est l’heure d’éteindre la lampe frontale pour être en forme demain pour le col de 4700m.

 

12 septembre 2014

Je suis assis à la sortie de la tente dans une clairière. La rivière coule tranquillement un peu plus loin. Un flanc de montagne avec des conifères se dresse devant nous. Nous sommes à 4000 m dans la Kham au Tibet.

Ce matin, le temps est beau. Au sud, le ciel est bleu et vers le nord, il y a quelques nuages blancs qui n’ont rien de menaçant. Les clochettes des chevaux tintent pas très loin. Pour l’instant, ils prennent des forces avant de gravir le col à 4700 m.

Du coté de la tente du mess, tout a encore l’air tranquille. Les Tibétains ne sont pas tous des lève-tôt. Ils prennent la vie du bon côté.

Mes compagnons de trek sont maintenant aussi  debout. Ils rangent leurs affaires pour que nous puissions partir tout de suite après le petit-déjeuner.

Les tentes sont maintenant démontées, le départ est imminent. Au petit-déjeuner, bol de nouilles avec du thé, puis tsampa et café.

Recette de la Tsampa : Dans un bol, mettre un morceau de beurre, recouvrir avec de la farine d’orge, ajouter éventuellement du sucre, la bonne dose pour le matin : 4 cuillères de sucre pour moi, recouvrir avec de l’eau chaude. Puis malaxer avec la main jusqu’à ce que l’ensemble des ingrédients forme une sorte de boule de pâte à modeler.

Consommer la tsampa avec du thé ou du café. On peut saturer assez vite. Rien n’empêche d’emmener le reste de la boule de tsampa pour un autre repas de la journée.

Gérard fait des relevés topographiques qu’il note dans ses carnets. Ainsi qu’un relevé des plantes et des animaux. Hier et ce matin, il a repéré des grenouilles.


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