Dzongsar 2

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La joute des moines de Dzongsar

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L'auberge en construction

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Retour à l'école de peinture de thangka

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Photo avec l'auteur de la thangka que j'ai achetée

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Au monastère de Dzongsar

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L'école de Dzongsar

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Pema

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Des framboises

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Nyima, notre guide en pleine méditation

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Pema en porteuse d'eau

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Nous avons enchaîné tout de suite avec le monastère où plusieurs centaines de moines étaient en exercice de joutes. L’exercice s’entend de loin. La plupart du temps, deux moines se font face. Ici, un moine était débout et un autre assis. Celui qui est debout, doit convaincre l’autre avec moultes forces de persuasion. Le ton est très affirmé à la limite du cri. La main droite se lève régulièrement, reste en suspend quelques instants comme pour agrandir le personnage et à un moment donné, elle vient frapper la main gauche de toutes ses forces pour affirmer l’implication de l’auteur. Pendant ce temps le partenaire tente d’opposer des arguments, mais sans utiliser la gestuelle.

Nous sommes revenus à l’école de peinture de thangka. Gérard et Carine se sont intéressés à un tableau bouddhiste. Je me suis dit que l’occasion ne se représentera pas et j’ai aussi choisi une thangka au dessin harmonieux et qui contenait quelques animaux (que j’aurais bien aimé plus nombreux). Donc me voila avec une toile de 80 cm x 60 cm sous les bras à promener jusqu’à Nantes.

Nous sommes revenus à notre maison d’hôte pour manger. Notre guide local est malade. Il sera remplacé par un autre à partir de demain. Chacun a versé un pourboire dans une enveloppe à son attention.

En guise de trek, nous sommes partis de la maison à pied jusqu’à un endroit qui surplombe Dzongsar. Nous nous sommes plu à admirer le paysage de ce fond de vallée qui est traversé par une rivière. J’en ai aussi profité pour remplir le journal.

Au retour, chacun est allé à son rythme ou plutôt à son envie. Gérard est parti en altitude. Il a trouvé une vieille corne de yak et il a enregistré le point le plus haut à 4015 m.

D’autres sont rentrés tout droit. Notre hôtesse Tsepama est allée vers des endroits à framboises, qu’elle nous a fait gouter avec force sourires et rires.

Dans la redescente, je me suis retrouvé dans les pas de Tsepama. Le sentier est arrivé jusqu’à un ruisseau qu’elle a traversé pieds nus. Pour ma part, j’ai lancé le sac de l’autre coté et cherché l’endroit le plus étroit pour sauter. Tsepama m’a déconseillé le passage que je m’apprêtais à franchir et m’en a indiqué une autre qui était plus facile. Je dois aussi reconnaître qu’elle était pieds nus dans l’eau et qu’elle m’a donné la main pour m’aider à traverser. Comme personne d’autre ne m’a vu dans cette position d’assisté, j’ai réussi à avaler ma honte assez rapidement.

Depuis le début du trek, à deux reprises, une femme m’a proposé de porter mon sac. Je n’étais pas encore arrivé à la dernière extrémité de ma fatigue et surtout mon honneur d’homme m’a interdit sans discussion cette proposition  qui venait peut-être d’un bon fond.

Les femmes participent aux travaux de force comme les hommes. Dans le bâtiment, elles portent les sacs de ciment comme les hommes. Dans notre trek, les femmes font des travaux aussi difficiles physiquement que les hommes.

Bonne soirée. J’ai proposé un chant en l’honneur de notre hôtesse Tsepama avec de l’air de l’Ave Maria de Schubert. Ce qui a donné Avé Tsépama… J’espère que Schubert me le pardonnera.

Quelques chants ont suivi en tibétain avec notre guide et notre chauffeur.

Puis, j’ai proposé le chant italien Fra Martino, Leva tsu, Sona la campana, Dum dum dum.

Notre guide a le rire facile ce qui détend l’atmosphère facilement. A tout bout de champ (ou chant ), une mélodie sort de sa bouche. Je suppose que les mélodies sont inspirées du bouddhisme, je lui fais confiance.

Même chose pour notre chauffeur qui chante assez souvent. Lui se fait un peu prier pour chanter sur commande.

Point santé : j’ai souffert de mon genou gauche. J’ai pris les choses en main en utilisant un comprimé de la boite de médicament magique de l’hôpital pharmacie ce matin.

Mon collègue de chambre m’a prêté son tube d’arnica pour réduire le gonflement du genou.

La ballade de cette après-midi a commencé dans la souffrance, même si j’étais le premier des marcheurs.

En redescendant, la douleur s’est éclipsée et ce soir je n’ai plus mal bien que le genou soit encore gonflé.

J’attribue ma meilleure forme à ce médicament pris à l’hôpital pharmacie. Je pense en prendre ces prochains jours pour surmonter les épreuves du trek.

Je termine cette journée en ayant une pensée pour les miens et une autre pour Pema, ma petite filleule de 8 ans que j’ai rencontrée aujourd’hui.

Jeudi 11 septembre

Je suis installé sur la terrasse de la maison qui nous accueille à Dzongsar. La plupart des personnes ne sont pas encore levées.

Gérard a créé le mouvement en se levant plus tôt pour aller rechercher sa montre qui doit se trouver au bord du torrent où il est allé se laver hier.

Quelques mouvements se sont déjà faits : notre hôtesse qui a commencé à vaquer autour du foyer, notre cuisinière Pema qui tourne aussi autour du fourneau. Le chauffeur est aussi levé.  Au loin, j’ai vu arriver un groupe avec trois chevaux. Peut-être notre équipage. A l’instant Pema est partie chercher de l’eau avec les deux bidons, le bâton pour les porter une fois pleins.

Dans la montagne, j’entends les clameurs des bergers qui lancent des cris pour diriger les yaks et pour se signaler à d’autres bergers. Ces cris sont réutilisés par les autres montagnards. Pendant notre promenade hier, notre hôtesse s’est aussi signalée peut-être à son gendre qui devait garder les yaks en amont.

Les tibétains sont très réservés par rapport à l’expression de leurs sentiments. Dans les chansons d’amour qui passent à la télé, les couples sensés éprouvés un grand amour l’un pour l’autre ne se touchent jamais et respectent une distance de sécurité certaine en public.

Pema est revenue de la rivière avec ses deux bidons pesant peut-être 30 kg. J’ai eu mal pour elle de voir cette jeune fille gracile porter un poids aussi lourd et là on peut lire l’effort sur son visage.

Les chevaux que j’ai vus au loin tout à l’heure ne sont pas arrivés jusqu’ici. Ils ont dû partir dans la montagne pour faire des travaux.



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Bataille entre le moulin à prières et le smartphone


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