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Au sommet du col avec toute l'équipe

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Livre tibétain

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François fait la cuisine avec Pema

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Nous sommes dans le fond d’une vallée à coté du torrent à 4300 m d’altitude. L’équipage est installé dans un grand bâtiment en dur avec une bonne cuisine et deux grandes pièces. Enfin, ‘grand’ par rapport à ce que nous avons connu ces derniers jours. C'est-à-dire qu’on entre dans une grande pièce dans laquelle, il y a le fourneau. La deuxième pièce est décorée avec des têtes de lama et nous sert de salle de mess. Je trouve dommage que nous soyons séparés de l’équipe tibétaine. Il y a les guides qui viennent nous voir et la cuisinière nous servir.

J’aurais préféré que les repas soient pris en commun. L’intérêt serait de mieux comprendre les habitudes locales.

J’ai aussi proposé de participer à la préparation des repas pour apprendre les coups de main culinaires. La proposition a surpris. Sachant que nous avons payé le trek avec toute l’infrastructure que cela implique, ce n’est normalement pas notre rôle.

Finalement, je viens de suivre un cours de cuisine pour préparer les pâtes de ce soir. Avant de m’impliquer, on m’a demandé d’aller me laver les mains à la rivière. A partir de la pâte déjà préparée par Pema, j’ai modelé la boule pour lui donner une forme de galette, puis j’ai utilisé un bocal de Nescafé pour continuer à l’aplatir. J’ai découpé la pâte en lamelles d’un cm de large, puis manuellement j’ai encore étiré la pâte.

Pema a encore ajouté du sel avant de la mettre sur le feu.

 

Lundi

Le temps de la vie passe trop vite. Dans une semaine, nous serons déjà de retour en France. Hier, en s’arrêtant sur le col, nous avions l’ouest avec la direction de Lhassa derrière nous, et l’est avec le Sishuan et la Chine devant nous. Nous commençons déjà symboliquement le chemin du retour.

Au programme de la journée, une petite étape avec la visite d’un monastère, une éventuelle halte à des sources chaudes. Je suis très intéressé par cette source chaude, car j’en ai déjà entendu parler depuis longtemps et parce que j’ai toujours été attiré par l’eau.

La grosse étape sportive sera demain avec le franchissement du col à 5000 m.

Hier soir, jeu de mime autour du foyer, puis concours de chants Tibet-France.

Le jeu de mime était assez réussi, bien que les Tibétains aient été un peu réservés pour participer.

Notre jeune cuisinière doit être un peu timide et cela peut se comprendre.

La vue est magnifique. Une vallée profonde au fond de laquelle coule un torrent bruyant avec des flancs de montagne couverts d’herbages et quelques conifères. Le soleil vient frapper le haut des flancs. Pour l’instant, nous sommes encore dans l’ombre. Le ciel bleu avec quelques nuages duveteux nous promet une belle journée.

Le chemin a été presque plat aujourd’hui. Nous avons suivi un sentier en altitude qui nous a fait arriver à un monastère en construction. Comme dans beaucoup de sites, les monastères sont en pleine rénovation. Dans ce site, les artisans étaient en place et nous ont escortés pour la visite du monastère.



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Pema ne nous a jamais servi d’épluchures de pomme de terre. Au menu, il y avait parfois des légumes non identifiés, mais quand même ! Petite taquinerie parce que nous faisions béatement confiance à notre guide qui était le seul intermédiaire entre nous et les autres tibétains et que nous n’avions pas d’autre choix que de lui faire confiance. Pema commandant Dodge avec un ‘gyok bor Shoh’ ? Ce n’est qu’une autre plaisanterie. Pema était en fait plutôt intimidée et François alias Dodge avait voulu prendre un cours de cuisine tibétaine.

L’illustration de bas montre le contraste apparent entre l’équipe locale qui est hébergée dans un bâtiment confortable en dur et l’équipe française qui dort sous la tente dans un terrain en pente au milieu des chevaux presque exposée au torrent. En pratique, le bâtiment en dur n’était pas si confortable que le dessin le laisse imaginer et la vie sous la tente était celle qui avait été volontairement choisie pour la vie du trek.


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